JULIA ORTOLA
Artiste associée au Théâtre de Suresnes pour les saisons 2026/2027 & 2027/2028
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BIOGRAPHIE
À travers l’ensemble de ses projets, Julia développe une démarche qui articule création artistique, transmission et ancrage territorial, avec une attention particulière portée aux publics jeunes et aux dynamiques locales.
Elle intervient notamment au sein de la section Hip-Hop du Lycée Turgot et est à l’initiative du projet d’écriture « Raconte-moi ta vie », mené avec des lycéens de l’Académie de Versailles et soutenu par la SACD.
Ainsi, depuis 2015 Julia excelle grâce à sa maîtrise pointue de sa discipline, son ouverture à d’autres styles de danse, et son bagage musical, donnant ainsi une écriture chorégraphique unique et audacieuse, soulignée par une approche avancée de la musicalité et de l’organicité. Artiste pluridisciplinaire, chorégraphe, interprète et pédagogue, Julia exerce également comme consultante artistique, directrice artistique et organisatrice d’événements (festivals, battles, camps internationaux), contribuant ainsi activement à la structuration et à la visibilité du Locking et des cultures Hip-Hop et Funk.
Particulièrement investie dans la transmission de la culture Locking, elle s’attache à préserver sa mémoire au travers un travail d’archivage en lien avec le CND et la création d’un site internet dédié. Elle crée en 2024 Lack of Funk, une ligue pour développer la nouvelle génération de danseur·ses Locking, ainsi que le J-Clan – inspiré des Fam Krump – composé de jeunes danseur·ses Locking qu’elle forme à la transmission, aux actions culturelles et avec lequel elle crée des shows chorégraphiques.
Originaire du sud de la France, Julia, alias Funky-J, découvre la batterie et le tap dance à 10 ans. À 15 ans, elle se tourne vers le Locking, se formant à Los Angeles auprès de figures majeures de cette danse.
En tant que compétitrice, elle remporte plusieurs compétitions internationales et devient la première femme à remporter le championnat du monde Juste Debout en Locking. En parallèle, elle collabore avec divers chorégraphes tels que Brahim Bouchlaghem, Iffra Dia ou encore Léa Cazauran – Cie Lady Rocks.
Fondatrice de la Cie Zion implantée en Creuse, elle crée son premier spectacle “BPM” en 2015 où sa danse dialogue sur scène avec un batteur, puis Rasine An Flèr en 2022, une création entre Hip-Hop et Maloya.
Elle lance le premier Locking Camp et Battle en France, “Lock is not a Joke”, réunissant depuis 10 ans les meilleurs danseurs de Locking du monde entier en Creuse et développe désormais le camp “Pop is not a Joke”.
DÉMARCHE ARTISTIQUE
Mon travail chorégraphique prend racine dans la culture Locking, dont je cherche à prolonger l’histoire tout en la déplaçant vers de nouveaux espaces de création. Cette danse, profondément liée à la musique, au groove et à l’énergie collective, constitue pour moi un point d’ancrage autant qu’un terrain d’exploration.
À travers mes créations, je m’intéresse à la manière dont le mouvement peut traduire des états sensibles, des mémoires et des dynamiques relationnelles. La question de la musicalité est centrale : elle ne se limite pas à un rapport rythmique, mais engage une écoute élargie du corps, de l’espace et des autres. J’explore ainsi une physicalité à la fois précise et organique, capable de faire émerger des formes hybrides, à la croisée des esthétiques.
Mon travail se construit également dans un dialogue étroit avec les territoires et les personnes qui les habitent. L’ancrage local n’est pas pour moi un contexte, mais un moteur de création. Il s’agit de penser des projets qui s’inscrivent dans des réalités spécifiques, en lien avec des publics, notamment jeunes, et de créer des espaces de rencontre où la pratique artistique devient un outil de transmission et d’émancipation.
La transmission occupe une place essentielle dans mon parcours. Elle ne se limite pas à l’apprentissage d’une technique, mais vise à partager une culture, une histoire et des outils d’expression. Dans cette perspective, je développe des projets pédagogiques et collectifs qui cherchent à valoriser les singularités, à encourager la prise de parole et à accompagner l’émergence de nouvelles générations d’artistes.
Par ailleurs, mon engagement dans la structuration des cultures Hip-Hop et Funk s’inscrit dans une volonté de reconnaissance et de mise en visibilité de ces pratiques. À travers l’organisation de battles, de camps et la création de dispositifs comme Lack of Funk, je souhaite contribuer à la circulation des savoirs, à la professionnalisation des artistes et à la construction d’espaces de partage à l’échelle locale, nationale et internationale.
Enfin, je porte une attention particulière aux enjeux de mémoire. Le Locking, comme d’autres danses issues des cultures urbaines, repose en grande partie sur des transmissions orales et incarnées. Le travail d’archivage que je développe vise à préserver ces héritages tout en les rendant accessibles, afin de nourrir les pratiques contemporaines.
Ainsi, mon travail s’inscrit dans une dynamique qui articule création, transmission et engagement, avec le désir de faire du geste chorégraphique un espace de lien, de recherche et de transformation.
CONTACT
Lucie Lelaisant : lucie.lelaisant@ciearttrack.com
PROJETS
EN DIFFUSION
Style : Locking (socle), écriture hip-hop de plateau (choeur, musicalité, états de corps / transe)
Univers : Transmission intergénérationnelle, funkstyles
Nombre d’interprètes : 3
Date de création : 2025
Format(s) : Spectacle, performance in situ.
Durée : 35 min
Tout public
PROPOS
Sur scène, Nexus se construit comme un passage de relais entre générations, porté par le locking comme langage commun.
Cet échange permet de représenter les différentes formes de relations
intergénérationnelles dans la transmission et comment un savoir circule, évolue, se
transforme. Le trio Gemini, Julia, Icaps permet d’incarner ces différentes dynamiques : de la relation maître-élève, vers l’indépendance, en passant par l’admiration ou l’inversion des rôles qui peut être conflictuelle, jusqu’à trouver un équilibre dans un rapport de transmission plus horizontale basée sur l’égalité et le partage. Julia circule alors entre les générations comme un rouage : elle reçoit, traduit, transmet, relance.
Tout au long du spectacle, cette dynamique s’étend au public : par l’interaction, la pièce fait de la transmission une expérience collective, brisant le quatrième mur. La pièce invite le public à devenir témoin – et parfois acteur – d’un passage de relais vivant, où la mémoire se transforme au contact de l’autre.
Les costumes et la musique prolongent cette traversée : des codes funk assumés,
réinterprétés par une écriture plus contemporaine, organique et sensorielle.
La danse de Julia est nourrie par différentes influences : la batterie, le tap dance ou encore les arts martiaux. Elles nourrissent son lien profond avec le rythme, la précision du mouvement et la présence du corps. Son geste, fluide et organique, porté par l’instinct, se construit naturellement dans un dialogue constant entre le corps, le son et l’espace. Sa danse exprime ainsi une écriture vivante, pont entre les générations.
MENTIONS LÉGALES
Chorégraphie et interprétation : Julia “Funky J” Ortola
Interprétation : Fabrice “Gemini Lockiano” Agarones, Igor “Icaps” Lopes Fernandes
Musique : Sébastien “NineWorld” Plassais
Création lumière : Virgile “Amour” Garcia
Regard extérieur : Léa Cazauran
Costumes : Peggy Housset
Chargée de production : Lucie Lelaisant
Production : Cie Zion (Association Women Active)
Production déléguée : Cie Art-Track
Coproductions : Initiatives d’Artistes en Danses Urbaines (Fondation de France – La Villette), CDLD – Centre de la Danse Pierre Doussaint (GPSEO), Le Centquatre-Paris, Théâtre de Suresnes Jean Vilar, Plus Petit Cirque du Monde (en cours), CCN de Créteil et du Val-de-Marne (en cours), La Briqueterie CDCN (en cours)
Partenaires : La Place, Maison de la musique et de la danse de Bagneux, Le Plan, Théâtre Jean Lurçat Scène Nationale d’Aubusson, Collectif FAIR-E / CCN de Rennes et de Bretagne, Théâtre de Suresnes Jean Vilar, Maison de la musique de Nanterre, Plus Petit Cirque du Monde (en cours), CCN de Créteil et du Val-de-Marne (en cours), La Briqueterie CDCN (en cours)
Soutiens : SPEDIDAM, Région Île-de-France, DRAC Nouvelle-Aquitaine, Réseau SP.O.T.
EN COURS DE CRÉATION
Style : Locking et organicité du Maloya
Univers : Expérience physique et collective de soin, rituel/transe, transformation, jeune génération de danseur·ses
Nombre d’interprètes : 5
Date de création : 2027
Format(s) : Spectacle, performance in situ.
Durée : 50 min
À partir de 6 ans
PROPOS
Les Tisaneurs est une pièce chorégraphique construite comme un rituel : dans une cuisine, une usine, un champ ou un studio; un groupe de jeunes danseur·se·s cherche un remède à la morosité de son temps, une pratique qui les reconnecte au réel.
Le travail chorégraphique prend appui sur le locking comme langage matriciel. Il est envisagé comme une structure du mouvement et un état de corps : un rapport précis au rythme, au groove, à l’arrêt, à la relance, à la lisibilité et à l’énergie collective. Il dialogue avec d’autres états et qualités de mouvement, nourris notamment par l’electro et le krump, qui viennent densifier la pièce, intensifier les présences et ouvrir des zones de transformation. La pièce est également nourrie par la recherche d’organicité autour de la pulsation, de l’ancrage et de la circularité du Maloya.
Dans la pièce les interprètes traversent les cinq fonctions de soin, à savoir : ancrer, apaiser, filtrer, relancer, accorder, qui structurent ainsi les textures de groupe et la montée d’énergie. Au sein de ce groupe, choeur, polyrythmies, unissons décalés, relais, accumulations et phénomènes de contagion organisent la circulation du mouvement, tout en laissant apparaître les singularités des interprètes.
La bande-son, composée et dirigée par Sébastien “Nineworld” Plassais, naît des corps des interprètes : souffles, voix, pas, impacts. Elle suit une progression du grave au lumineux, pensée comme un parcours sensoriel du souterrain vers l’ouverture.
La scénographie suit cette même logique de transformation. Un dispositif de vans tressés suspendus introduit les notions de filtre, de sélection, de passage et d’activation. Manipulés par les interprètes, ces éléments deviennent surfaces rythmiques, objets chorégraphiques et partenaires de jeu.
Les Tisaneurs développe ainsi une écriture chorégraphique dans une recherche d’intensité, de circulation et de transformation, qui articule précision et relâchement, pulsation et densité, collectif et singularité.
MENTIONS LÉGALES
Chorégraphe : Julia “Funky-J” Ortola
Interprètes : Cassandra Gonzalez Fernandez, Igor “Icaps” Lopes Fernandes, Lucas “Spadino” Traglia, Julien “Cacao” Djiele
Création musicale : Sébastien “Nineworld” Plassais
Création lumière : en cours
Regard extérieur : Pierre-Claver “Dexter” Belleka
Chargée de production : Lucie Lelaisant
Production : Compagnie Zion (Women Active)
Production déléguée : Art-Track
Co-productions : Théâtre de Suresnes Jean Vilar (en cours), Initiatives d’Artistes en Danses Urbaines (IADU) – La Villette (en cours)
Soutiens : DRAC Nouvelle Aquitaine (en cours), Région Nouvelle Aquitaine (en cours)
Partenaires : Théâtre de Suresnes Jean Vilar, IADU – La Villette























